Hôtel de Ville de Verviers – La salle des pas perdus

Bienvenue à l’Hôtel de Ville de Verviers.

Nous sommes ici dans un édifice qui est, en quelque sorte, le lieu de gestion politique de la Ville.

Chaque commune a un hôtel de ville. On parle aussi de « maison communale » dans les communes plus petites.

Avant les fusions de 1977, il y avait aussi une maison communale dans les villages qui font partie à présent de la Ville de Verviers.

Les anciennes maisons communales de Stembert et de Lambermont abritent maintenant des écoles communales.

Dans les anciennes maisons communales de Petit-Rechain et d’Ensival, on y a restauré les locaux afin d’en faire des salles de réunion et d’exposition.

L’ancienne maison communale de Heusy a été mise à disposition de l’A.S.B.L. « APEM-t21 ».

Notre Hôtel de Ville a été construit entre 1775 et 1780, à une époque durant laquelle dominait le purisme archéologique du néoclassicisme.

On remarquera en particulier l’ordonnance symétrique et l’harmonie des proportions.

Cette symétrie se retrouve dans toute la construction.

L’avant-corps comprenant le vestibule (salle des pas perdus) au rez-de-chaussée et le salon royal à l’étage, est complété par deux ailes parfaitement symétriques.

Dans la salle des pas perdus, on retrouve également la symétrie au niveau des portes et fenêtres.

En vis-à-vis des trois fenêtres côté est, se trouvent trois portes vitrées donnant accès à la cage d’escalier.

Côté nord : la porte d’accès à l’escalier d’entrée ainsi que la porte donnant accès au Cabinet du Bourgmestre.

Côté sud : la porte d’accès à l’escalier d’entrée ainsi que la porte donnant accès à la salle des mariages.

Deux statues représentent, l’une la Prudence, l’autre la Force (appuyée sur une massue).

Au-dessus des portes et fenêtres se détachent des visages, tous différents.

26. La SOTTE KEKE, dans la salle des pas perdus de l’Hôtel de Ville

Un de ces visages contraste par son aspect caricatural. Cette tête immortaliserait « lu sotte Kékè », une mendiante simple d’esprit. Faible d’esprit, elle aimait trottiner parmi les chantiers. Lors de la construction de l’Hôtel de Ville, elle discourait sans cesse avec les ouvriers. Le sculpteur trouvant ce personnage original s’amusa à représenter son visage. Cet ornement des plus savoureux et pittoresques se révèle assez exceptionnel dans un bâtiment public.

Le pavement du sol est composé de dalles carrées en marbre blanc alternant avec des dalles carrées en marbre noir provenant d’une carrière de Theux.

D’où vient la dénomination de « salle des pas perdus » ?

Dans un hôtel de ville, il faut en même temps de grands espaces et des bureaux, des salles de réunion vastes, des accès faciles ; de l’air, de la lumière partout. Ainsi, au rez-de-chaussée, on crée un large vestibule communiquant vers les divers bureaux, vers les salles… C’est là aussi que, parfois, on doit attendre avant un rendez-vous ou une réunion. On y perd son temps, on s’impatiente, on fait les cents pas… D’où la dénomination de cet espace.

A Verviers, il existe des « salles des pas perdus » dans d’autres édifices : le grand hall du Palais de Justice qui donne accès aux différentes salles ; ainsi que le hall de la gare de Verviers-Central.

Il y avait aussi une salle des pas perdus dans l’ancienne Grand’Poste, rue du Collège, actuellement occupée par le Forem.