Aywaille 2009

Je me suis levé à cinq heures
Pour la Marche Provinciale
Où ma Belle, pour son honneur,
S'active à laver les timbales.

Maintenant, dans un jour maussade,
J'accompagne mon Président
Lors de la première escalade,
En soufflant et en ahanant.

Car après cinq cent pas à peine,
C'est la forêt très montagneuse
Qui à grands efforts nous amène
A une halte bienheureuse.

Un tronçon calme dans la plaine
Puis un nouveau bois nous attend,
Pironboeuf est snobé sans peine
Et on monte longtemps, longtemps.

Sous un agréable couvert
Pour atteindre enfin les sommets
Et plonger à tombeau ouvert
Au contrôle où l'on se remet.

Pour bientôt contourner Harzé,
Son château, son clocher qui tinte
Avant de soudain biaiser
Au cimetière que l'on feinte.

Pour plonger vers la nationale
Et remonter au pilori
Là, l'ascension est peu banale
Et on arrive un brin marris.

Au sommet où on se délasse
Avant de faire un grand détour
Et retrouver les vieilles traces
Menant au chemin de retour.

Qui est sportif et athlétique,
Quelque peu piégeux par endroits
Mais sa rigueur mathématique
Nous ramène presque tout droit.

Au terme de la cavalcade
Qui n'était pas piquée des vers
Mais Dieu ! quelle belle balade
Tant de face que de revers.

On nous a beaucoup dépassé
Sans que je puisse aller plus vite
Lors à quoi bon me surpasser
Lorsque je suis à la limite.

Mais ce n'est qu'une question d'âge
Qu'il faut savoir bien accepter.
Dès demain, sur d'autres rivages,
Je vais de nouveau me tester...

D. Ambul
11/11/2009