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Marche Provincial 2008
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La pluie va marquer les annales De la marche provinciale Qui part ce matin de Wegnez Que le beau temps a dédaigné. Les édiles, tant bien que mal Tâchent de garder le moral Lorsque, sur le coup de 6 heures Malou arrête son moteur. Ozanam en effervescence S'organise à bonne cadence Chacun selon ses aptitudes Prenant son boult d'habitude. Moi, je me mets vite en devoir D'attendre en regardant pleuvoir Que le jour baigne le décor Pour mettre enfin le nez dehors. Huit heures sonnent à l'église Quand je recherche mes balises En dévalant vers Pepinster Avec un léger vent arrière. La Vesdre est franchie en un bond Et me voilà, vieux vagabond Dans les bois mouillés où les feuiles Qui jonchent les sentiers m'accueillent. De la buée sur les lunettes, Me fiant à trois estafettes Qui, hélas ! manquent une flèche Au pied d'une montée très rèche. Et je me retrouve égaré Plus encor que désemparé. Lors de concert on redescend La côte à beaucoup de pour cents Pour retrouover le bon parcours Et sans plus faire de détours Atteindre le premier contrôle Où deux vieux copains se gondolent. Entretemps, la pluie a cessé Et le soleil cherche à percer. Elargissant mon champ de vue A autre chose que la nue. Délaissant alors Goffontaine, Je trottine à en perdre haleine Dans un beau bois où, progressant, On monte plus qu'on ne descend. Pour déboucher, calmant mes doutes, A cornesse pour la gougoutte Puis aller faire une tournante Dans la campagne environnante. La suite n'est plus que faux-plats Et descentes pour pas à pas Passant par le Paire au chômage, Rejoindre le dernier rivage. Où, mon Président et ma Belle M'attendent, l'arme à la bretelle. J'ai vécu un jour agréable, Merci à tous les responsables ! D. Ambul le 11/11/2008 |